30/08/2015

* DICTONS DE SEPTEMBRE

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Automne en fleur, hiver plein de rigueur.
Beau septembre, finit d'emplir les chambres.
Bel automne vient plus souvent que beau printemps.
Brouillards d'automne, beau temps nous donnent.
En septembre se coupe ce qui se pend.
En septembre sois prudent, achète bois et vêtements.
En septembre, la bruine, est toujours bonne à la vigne.
En septembre, si tu es prudent, achète grains et vêtements.
Forte chaleur en septembre, a pluies d'octobre il faut s'attendre.
Mois de septembre pluvieux, an fructueux.
Orages de septembre, neiges de décembre.
Pluie de septembre travaille, à la vigne et à la semaille.
Le coq, en septembre, chantant la matinée, annonce une abondante rosée.
D'été bien chaud vient un automne pendant lequel souvent il tonne.
L'hirondelle en septembre abandonne le ciel refroidi de l'automne.
Pluie de septembre, pluie de novembre, seront gelées en décembre.
Qu'en septembre il tonne, la vendange est bonne.
Septembre emporte les ponts, ou tarit les fontaines.
Septembre en sa tournure, de mars fait la figure.
Septembre humide, pas de tonneau vide.
Septembre nous produit, le plus délectable des fruits.
Septembre se montre souvent comme un second et court printemps.
En septembre si trois jours il tonne, c'est un nouveau bail pour l'automne.
Septembre se nomme le mai de l'automne.
Si en automne ne te lèves matin, à ton hiver tu verras pauvre fin.
Si juin fait la quantité, septembre fait la qualité.
Si les lièvres tués en automne sont gros, l’hiver sera rigoureux.
S'il tonne encore en septembre, à Noël la neige sera haute.
Vins de septembre font femmes entendre.

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16:22 Écrit par josiane70 dans Littérature/Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

01/08/2015

* LA PATRIE (poème écrit par mon grand-père Anatole STENIERE, né à Ligny le 22 juin 1884)

Poème écrit en 1916-1917

durant les années de la guerre 14-18

 

la patrie

 

 

Enfant, on te dira que la Patrie

N’est qu’un sot préjugé, n’est qu’une vieillerie

Qui met la haine au cœur et le glaive à la main

Et fait s’entretuer le pauvre genre humain.

Que notre heureuse époque, en nouveautés fécondes

Au lieu de son amour a mis l’amour du monde.

Aimer son pays, non ! Mais l’humanité, bien !

Erreur, sophisme pur ! Mon enfant, n’en crois rien

Ce large et vaste amour cache l’indifférence

Si l’on chéri le sol où git notre espérance

Est-ce à dire d’ailleurs que d’autres sont haïs ?

Avant l’humanité, tout d’abord son Pays

Comme avant son Pays, tout d’abord sa famille !

 

Anatole STENIERE

14:01 Écrit par josiane70 dans Littérature/Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : la patrie |  Facebook |